OVNIs : le scientifique qui brise le silence sur un programme secret du Pentagone

Enquête – Novembre 2025

Pendant des années, le programme AAWSAP, financé discrètement par la Defense Intelligence Agency (DIA) américaine, est resté un mystère. Aujourd’hui, son architecte principal, James T. Lacatski, ancien analyste des menaces étrangères, commence à lever une partie du voile.
Ses révélations agissent comme un éclairage inédit sur une enquête tentaculaire mêlant objets volants non identifiés, phénomènes étranges… et ambitions géostratégiques.
Mais jusqu’où peut-on le croire ?


Un programme secret, mais bien réel

De nombreux documents déclassifiés, témoignages et audits gouvernementaux le confirment : l’AAWSAP a réellement existé. Créé à la fin des années 2000 et financé à hauteur de 22 millions de dollars grâce au soutien du sénateur Harry Reid, ce programme avait pour but officiel d’évaluer des technologies aéronautiques avancées.

Officieusement, selon Lacatski, l’objectif était plus large : comprendre les phénomènes aérospatiaux non identifiés observés dans le ciel, dans les océans, et parfois même… dans des lieux associés à des manifestations paranormales.

Pendant plusieurs années, une équipe d’une cinquantaine d’enquêteurs basés chez Bigelow Aerospace aurait compilé une base de données “sans précédent” : observations visuelles, capteurs militaires, dossiers historiques et rapports techniques extrêmement détaillés.

Sur ce point, les sources concordent : la collecte massive de données a bien eu lieu.


Le Skinwalker Ranch, point de bascule d’une enquête hors norme

Selon Lacatski, c’est une visite au Skinwalker Ranch, une zone reculée de l’Utah célèbre pour ses témoignages de phénomènes étranges, qui aurait déclenché la mise en place du programme.

Il raconte y avoir observé une “anomalie” dans une habitation : une structure lumineuse, tubulaire, inexplicable.
Aucun document officiel n’atteste cette vision — il s’agit d’un récit personnel.
Mais cette séquence, corroborée par l’homme d’affaires Robert Bigelow, a servi d’élément déclencheur pour obtenir l’appui de la DIA.

À partir de là, l’équipe aurait enquêté sur un large panel d’événements : objets inconnus surgissant “de déchirures dans le ciel”, effets physiologiques sur des témoins, observations récurrentes dans la région.

Là encore, il faut faire preuve de prudence : ces phénomènes n’ont jamais été démontrés scientifiquement, même si certains témoignages proviennent de personnes jugées crédibles par les enquêteurs.


Une compétition internationale en toile de fond

Dans ses déclarations, Lacatski insiste sur une idée centrale :
la course aux technologies non identifiées serait devenue un enjeu entre les États-Unis, la Chine et la Russie.

Selon lui, le gouvernement américain ne cherche pas tant à communiquer sur les phénomènes qu’à savoir qui percera en premier leurs secrets de propulsion ou de mouvement.
Il affirme également que certaines observations suggèrent des capacités “non humaines”.

Ce point constitue le cœur du débat :

  • Les motivations stratégiques des gouvernements sont plausibles.
  • Les interprétations extraterrestres restent spéculatives.

Le scientifique affirme cependant que “des faits” étayent ces conclusions — des faits contenus dans des dossiers encore classifiés.


Un témoignage précieux… mais à manier avec précaution

Plusieurs éléments renforcent la crédibilité de Lacatski :

  • son ancien rôle à la DIA, confirmé dans des documents publics ;
  • l’existence du programme AAWSAP, largement documentée ;
  • l’implication de personnalités publiques (Reid, Bigelow, Knapp).

Mais une grande partie des affirmations les plus spectaculaires — nature non humaine des objets, interactions avec des phénomènes paranormaux, anomalies physiques — provient de récits internes dont il n’existe pas de preuve publique solide.

Il ne s’agit pas de mensonges avérés, mais de témoignages non vérifiables.

Cela ne les rend pas inintéressants.
Ils montrent la direction que certains scientifiques ou services de renseignement ont explorée — parfois en marge des cadres strictement académiques.


Pourquoi ces révélations méritent d’être suivies

Parce qu’elles décrivent un pan méconnu de la recherche militaire américaine.
Parce qu’elles posent des questions documentées sur les limitations de nos technologies face à certains phénomènes.
Et parce qu’elles permettent de comprendre comment, dans les coulisses, des scientifiques et analystes ont pu envisager l’hypothèse d’intelligences non humaines — non pas par goût du sensationnel, mais par accumulation d’anomalies jugées dignes d’intérêt.

Même avec prudence, l’histoire de l’AAWSAP révèle quelque chose de fondamental :
les phénomènes aérospatiaux non identifiés ne sont plus considérés comme de simples curiosités, mais comme des sujets stratégiques.

Dans le monde du renseignement, c’est déjà un basculement majeur.

Pour en savoir plus :

  • Reason — “How Secretive Groups Cashed in on Senators’ Interest in UFOs” : analyse du financement d’AAWSAP et du rôle de Bigelow. Reason.com
  • The Black Vault — dossier sur AAWSAP, absence de déclaration d’objectifs officiels selon la DIA. The Black Vault
  • Enigma Labs — “The Roots of the Pentagon UAP Program” : récit de la visite de Lacatski au Skinwalker Ranch et des “DIRD” (rapports internes). Enigma Labs | Report a UFO sighting
  • The Black Vault / EdgeScience #50 — rapport indiquant que BAASS a remis plus de 100 rapports techniques (incluant effets physiologiques et psychologiques). The Black Vault
  • Oversight House – témoignage de George Knapp devant le Congrès : affirmation de 240’000 dossiers dans un “data warehouse” OVNI. House Oversight Committee
  • Zeitschrift für Anomalistik — article sur la création d’AAWSAP via BAASS, avec Lacatski comme manager. anomalistik.de