Satan Summoned by Stone? England’s Ancient Demonic Rocks, Lore & Legends
Les Pierres Maudites de l’Angleterre : Quand le Diable Hante les Mégalithes
L’Angleterre regorge de pierres anciennes associées au Diable et aux rituels de son invocation. Ces monuments millénaires, témoins silencieux d’époques révolues, portent en eux les légendes les plus sombres du folklore britannique. Voici un voyage à travers ces sites où le sacré et le profane se mêlent dans une danse éternelle.
La Botte du Diable (Soulbury, Buckinghamshire)
Ce bloc de calcaire carbonifère vieux de 300 millions d’années, déposé par un glacier il y a 450 000 ans, a survécu aux discours d’Oliver Cromwell, aux tentatives de déplacement par les chars de la Seconde Guerre mondiale et aux accidents de voitures. Mais sa véritable particularité se révèle à minuit : la pierre descend la colline en roulant pour faire face au pub The Boot Inn, avant de regagner mystérieusement sa position d’origine.
La légende raconte que cette « botte » est en réalité le sabot du Diable, tranché par les villageois en colère après que Satan ait tenté de détruire l’église locale. Un châtiment qui condamne le fragment diabolique à cette danse nocturne perpétuelle.
La Pierre de Sang (Wiltshire)
Près du champ de bataille antique d’Edington, où Alfred le Grand affronta les Danois de Guthrum en 878, se dresse une pierre rouge sombre de moins d’un mètre de hauteur. Cette pierre aurait servi de billot d’exécution pour décapiter les prisonniers danois, d’où sa couleur particulière et les marques étranges à sa surface, ressemblant à des empreintes de dents.
Des fouilles archéologiques ont révélé dans les années 1970 un amas de squelettes décapités datant de cette époque, les crânes enterrés tête en bas selon la tradition saxonne – une méthode censée piéger les âmes et les diriger vers les profondeurs de la Terre. Les « taches de sang » seraient officiellement des traces d’oxyde de fer, mais le doute subsiste.
Les Rituels de Convocation
Plusieurs sites britanniques seraient liés à des rituels précis pour invoquer le Diable. À Chanctonbury Ring dans le Sussex, il suffirait de courir trois ou sept fois à reculons autour du fort préhistorique – de préférence nu – pour que Satan apparaisse et offre un bol de soupe en échange de votre âme.
Plus complexe, le rituel de la Pierre de la Sorcière à Westleton (Suffolk) exige de placer un mouchoir dans une grille près de la porte du chœur, puis de courir autour de l’église dans le sens inverse des aiguilles d’une montre en utilisant la pierre comme base. Au retour, l’objet aura disparu et le cliquetis des chaînes du Diable résonnera depuis la crypte.
La Chaise du Diable (Avebury, Wiltshire)
Ce mégalithe du célèbre site d’Avebury nécessite cent tours de course pour faire apparaître Satan. Ironiquement, le site accueille aujourd’hui des cérémonies païennes modernes où des druides contemporains utilisent la pierre comme point focal pour invoquer non pas le Diable, mais l’esprit gardien de la Déesse.
Des Légendes Persistantes
Ces traditions se perpétuent à travers l’Angleterre avec une constance troublante. À Shebbear dans le Devon, la Pierre du Diable doit être retournée chaque 5 novembre pour « détourner le Diable » et éviter que les récoltes ne périssent. Si le rituel était oublié, Satan apparaîtrait inévitablement – une expérience que les habitants locaux n’ont jamais osé tenter.
Les Flèches du Diable dans le Yorkshire du Nord, deuxième plus hauts menhirs du Royaume-Uni, témoignent d’une époque où l’on croyait que Satan tirait des projectiles depuis une colline voisine vers la communauté chrétienne d’Aldborough, tombant systématiquement court de sa cible.
Qu’il s’agisse de superstitions populaires ou d’échos de pratiques rituelles anciennes, ces pierres continuent d’exercer leur fascination morbide sur les visiteurs contemporains. Entre géologie rationnelle et folklore ténébreux, elles incarnent cette part d’ombre qui refuse de quitter la campagne anglaise, rappelant que certains mystères résistent obstinément aux explications modernes.

